Les Guns N’Roses reviennent fort avec « Chinese Democracy »
Des Guns N’Roses il ne reste plus qu’Axl Rose, le chanteur. Le groupe a commencé à travailler sur cet album en 1995! Il se dit que ce serait l’album le plus cher de l’histoire.
Entre 1993 et 2008, le chanteur et leader Axl Rose et ses acolytes n’ont sorti aucun nouvel album studio. Avant « Chinese Democracy » il faut remonter au 23 novembre 1993 pour retrouver le précédent album studio du groupe de hard rock californien, l’intemporel « The Spaghetti Incident ? »
Pour Philippe Manœuvre de Rock & Folk « le résultat est titanesque, monstrueux, mégalithique »
Extrait de l’article que vous pouvez lire en entier ici:
« Clairement, le résultat est titanesque, monstrueux, mégalithique. La grande Pyramide du rock, quelqu’un ? Ne cherchez pas plus loin… L’album (pour lequel 60 titres furent enregistrés dont seulement 14 retenus) se présente comme un moderne jardin des délices. Le son est remarquable, soyeux, luxueux, grandiose, chromé. Des entrelacs de voix, des gerbes de guitares, une rythmique sourde et implacable. Il y avait un risque : perdre le vieux moteur agresseur des Guns. Qu’on se rassure : quelques titres (“Shackler’s Revenge”) rockent sans ambages ni vergogne. Et puis il y a les guitares. Cinq bretteurs d’élite crédités. Tous ont avancé dans une direction Jeff Beck/ Zappa qui permet de flagrantes décharges électriques, des trouvailles sonores, une intense virtuosité. Si l’on devait chercher des équivalents à ce projet barré, mégalomaniaque, fou et furieux, il faudrait aller chercher du côté de Pink Floyd bien sûr et ce “Wall” qui obsède Axl Rose. Il faut écouter “Sorry”, longue ballade pleine de méchanceté (“Je suis désolé pour vous/ Pas désolé pour moi”) qui déroule des tessitures fabuleuses, tresses de guitares, basses et batterie, toutes convergeant vers le but suprême, créer un écrin ultime pour l’organe venimeux d’Axl, distillant son imperturbable poison. Certes, tout n’est pas parfait. L’emploi de synthétiseurs, notamment, va faire renauder les intégristes. Mais c’est la vision de Axl Rose qui parle de l’époque moderne (“Riad N’ The Bedouins”), agonise d’insultes les impôts (“IRS”) et rend coup pour coup, dictateur fou d’un rêve égocentrique destiné à produire une musique globale, un album parfait, une réponse enfin de l’époque à tous ceux qui veulent voir le rock congelé dans un passé couleur chrysanthème. A tous donc, Axl propose une aventure, un délire, une crise d’actualité. Car Axl est un chanteur époustouflant. Que ceux qui en doutent écoutent “Scraped”. Là, sur un riff piqué à Hendrix (“Crosstown Traffic” !), le hurleur s’offre une performance vocale inouïe avec totale prise de risque. On sait qu’à partir de 2004, Axl Rose s’est retiré dans sa villa. Chaque jour, des coursiers lui portaient des mix et des remix des titres enfin choisis pour figurer sur le projet. Entre crise de nerfs et pétages de plombs, thérapie et horions, Axl a tout dirigé, puis refait une courte tournée (en 2006) avant de se mesurer semble-t-il un an entier avec Universal en réfutant un à un tous les arguments marketing qu’on lui soumettait. On ne conclura pas sans évoquer le remarquable batteur Bryan Brain Mantia, ni sans signaler le tube mortel, évident, ultime : “Better”. Toutefois le meilleur moment pourrait être “This I Love”, sorte de monument élevé à sa muse, la rock music, par un Rose enfin rasséréné. En guise de conclusion, “Chinese Democracy” s’achève sur une promesse de caresse avec le royal “Prostitute”. »
Sites webs
Le site internet du groupe
La page MySpace du groupe ou vous pouvez écouter quelques titres.
Les titres de « Chinese Democracy »
- 01. « Chinese Democracy »
- 02. « Scraped »
- 03. « Shackler’s Revenge »
- 04. « Street Of Dreams »
- 05. « If The World »
- 06. « Better »
- 07. « This I Love »
- 08. « There Was A Time »
- 09. « Riad N’ The Bedovins »
- 10. « Sorry »
- 11. « I.R.S. »
- 12. « Catcher »
- 13. « Madagascar »
- 14. « Prostitute »