Le prix Nobel de littérature 2008 au Français Jean-Marie Gustave Le Clézio
Le prix Nobel de littérature 2008 a été décerné jeudi à Jean-Marie Gustave Le Clézio, 68 ans, auteur d’une trentaine de livres et premier écrivain français à obtenir cette distinction depuis Claude Simon en 1985.
L’académie suédoise, qui décide du nom du lauréat de ce prix doté de 10 millions de couronnes suédoises (1,4 million de dollars), entend récompenser un « écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur de l’humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ».
Jean-Marie Gustave Le Clézio, qui vient de publier ce mois-ci un nouvel ouvrage, « Ritournelle de la faim », a commencé en littérature par un coup d’éclat : son premier roman « Le Procès-verbal », récit novateur d’un errant qui « squatte » dans une villa inhabitée, lui valut en 1963, à 23 ans, le prix Renaudot.
« Le Procès-verbal » est emblématique de la première période de son écriture, tournée vers les thèmes de la folie, du langage, et friande d’audaces. Une deuxième période se dessine à partir de la fin des années 70, l’écrivain se tournant dès lors vers des horizons et civilisations qui lui sont chers.
Né à Nice en 1940, d’un père britannique et d’une mère bretonne, Le Clézio, issu d’une famille qui émigra au XVIIIe siècle à l’île Maurice, traduit alors dans son oeuvre la diversité de ses origines, évoquant aussi bien l’Afrique (Onitsha, Désert) que le Mexique (Diego et Frida) ou encore l’océan Indien (Le Chercheur d’or, Voyage à Rodrigue).