Le palmarès du 62e Festival de Cannes

PALME D’OR -  «Le ruban blanc» de Michael Haneke

PALME D’OR – «Le ruban blanc» de Michael Haneke.

L’Autrichien avait reçu le prix de la mise en scène pour «Caché» en 2005 et le Grand Prix en 2001 pour «la Pianiste» qui avait valu à son interprète principale, Isabelle Huppert, le prix de l’Interprétation féminine.Un peu plus tôt dans la journée, le réalisateur avait déjà été primé, décrochant le Prix de l’Education nationale 2009 et le prix de la critique. «Parfois ma femme me pose une question très féminine: es-tu heureux?», confie le cinéaste, cinq fois sélectionné sur la Croisette . Avant de poursuivre: «C’est difficile d’y répondre, mais là, j’en suis sûr, c’est un moment où je suis très heureux».

GRAND PRIX – «Le prophète» de Jacques Audiard

Un des favoris de la compétition. «Je me sens en position d’imposture. Comme le disait Robert Redford dans «Out of Africa», je vais croire à tout ce que vous allez dire».

PRIX EXCEPTIONNEL DU FESTIVAL DE CANNES – Alain Resnais

Isabelle Huppert rend hommage à la filmographie du réalisateur d’ «Hiroshima mon amour» et «Nuit et Brouillard». Le Français était en compétition avec «Les Herbes Folles». Alain Resnais, qui avait reçu le grand prix du jury en 1980 pour «Mon Oncle d’Amérique», reçoit une longue standing ovation.

«N’étant plus acteur depuis longtemps, je peux marquer sans feinte ma surprise et mon émotion et ma gratitude de me voir décerner un prix inattendu et d’une catégorie surprenante». Ma carrière remonte à beaucoup d’heures, un film ne se fait pas tout seul. Puisqu’à Cannes tout les caprices sont permis, je vais demander à tous les membres des «Herbes Folles» à se lever».

PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE – Christoph Waltz pour sa performance dans «Inglorious Basterd».

«Je dois ce prix à mon personnage, le colonel Landa et son créateur Quentin Tarantino», s’émeut l’acteur autrichien, révélation de la fresque historique du réalisateur de «Pulp Fiction» dans laquelle il interprète un impitoyable «chasseur de juifs».

PRIX D’INTERPRETATION FEMININE – Charlotte Gainsbourg pour le controversé «Antichrist» de Lars Von Trier.

«Je suis très honorée d’avoir gagné et je remercie Cannes d’avoir eu l’audace de sélectionner un film comme Antichrist. Lars m’a permis de vivre une expérience [d'actrice] la plus intense et douloureuse [que j’ai connue. J’espère que mon père aurait été fier de moi et choqué». L’actrice, qui bat l’étonnante Katie Jarvis révélée par «Fish Tank», remercie aussi ses enfants et son compagnon.

PRIX DE LA MISE EN SCENE- «Kinatay» du Philippin Brillante Mendoza

qui le reçoit des mains de Terry Gilliams.

PRIX DU SCENARIO – «Nuit d’ivresse printanière» du Chinois Lou Ye.

PRIX DU JURY – ex-aequo «Fish Tank» d’Andrea Anorld et «Thirst : ceci est mon sang» de Park Chan Wook

Ex-aequo «Fish Tank» d’Andrea Anorld, honoré de la même récompense il y a trois ans pour «Red Road», et «Thirst : ceci est mon sang» de Park Chan Wook, lui aussi déjà récompensé du même prix, cinq ans auparavant avec «Old Boy».

PRIX DE LA CAMERA D’OR- «Samson and Delilah» de l’Australien Warwick Thornton, une histoire d’amour aborigène.

Mention spéciale à «Ajami» des réalisateurs Copti et Shani.

Isabelle Adjani salue le courage des réalisateurs venus défendre à Cannes leur premier film. Le jury présidé par Roschdy Zem a eu du mal à se décider et décerne également une mention spéciale à «Ajami» des réalisateurs Copti et Shani.

PRIX DU COURT METRAGE – «Arena»

réalisé par le jeune portugais João Salaviza, 25 ans.

Mention spéciale à «The Six Dollar Fifty Man» de Mark Albiston et Louis Sutherland (Nouvelle-Zélande)

Looking For Eric de Ken Loach avec Eric Cantona

L’histoire de Looking For Eric

Looking For Eric de Ken Loach avec Eric CantonaEric Bishop (Steve Evets), postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n’y fait.
Un soir, Eric s’adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l’observer d’un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona, peut l’aider à reprendre sa vie en mains.

Bande Annonce

La Fiche de LOOKING FOR ERIC

Un film de Ken Loach, avec Eric Cantona, Steve Evets
Titre original : LOOKING FOR ERIC (Grande-Bretagne)
Genre : Comedie Dramatique, Sport – Duree : 1h59 mn
Distributeur : Diaphana
Sortie en salles le 27 Mai 2009
Année de production : 2009

Looking for Eric est en lice pour la Palme d’or du 62e Festival de Cannes

Festival de Cannes: 20 films en compétition pour une Palme d’or

62e Festival de Cannes 2009

« Un Festival qui n’ignore pas que le monde est en crise », a déclaré Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes. Avec le président Gilles Jacob, il présentait, jeudi 23 avril, les 52 longs métrages, dont 20 en compétition, de la sélection officielle de cette 62e édition, organisée du 13 au 24 mai.

Les 20 films en compétition pour une Palme d’or

Les Etreintes brisées, de Pedro Almodovar (Espagne).

Fish Tank, d’Andrea Arnold (Royaume-Uni).

Un prophète, de Jacques Audiard (France).

Vincere, de Marco Bellocchio (Italie).

Bright Star, de Jane Campion (Royaume-Uni, Australie).

Map of the Sounds of Tokyo, d’Isabel Coixet (Espagne).

A l’origine, de Xavier Giannoli (France).

Das Weisse Band, de Michael Haneke (Autriche, France).

Taking Woodstock, d’Ang Lee (Etats-Unis).

Looking for Eric, de Ken Loach (France, Royaume-Uni).

Nuit d’ivresse printanière, de Lou Ye (Chine).

Kinatay, de Brillante Mendoza (Philippines, France).

Thirst, ceci est mon sang, de Park Chan-wook (Corée).

Les Herbes folles, d’Alain Resnais (France).

The Time That Remains, d’Elia Suleiman (France, Belgique, Italie, tourné en Israël et en Cisjordanie).

Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino (Etats-Unis).

Vengeance, de Johnnie To (Chine, Hongkong).

Visage, de Tsaï Ming-Liang (Taïwan).

Antichrist, de Lars von Trier (Danemark).