Le Palmarès des César 2010 : 9 César pour Un prophète
Un prophète de Jacques Audiard était le grand favori de la 35e cérémonie des oscars avec treize nominations, avec neuf César, dont deux pour Tahar Rahim (meilleur espoir masculin et meilleur acteur), Un prophète est le grand gagnant de la soirée. Cité dix fois, Welcome de Philippe Lioret est reparti bredouille.
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Les nominés aux Oscars 2010
La liste complète des nominations pour les Oscars 2010
Oscar du meilleur film
- Avatar
- The blind side
- District 9
- An education
- The hurt locker
- Inglorious basterds
- Precious
- A serious man
- Up
- Up in the air
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Un prophète (Trailer en HD)
Un prophète suit un garçon de 19 ans, Malik El Djebena (Tahar Rahim), sur lequel se referment pour six ans les portes de la prison. Orphelin, illettré, sans amis ni famille, il est une page vierge sur laquelle vont venir s’inscrire les codes brutaux de l’univers carcéral.
Réalisation de Jacques Audiard
« Un Prophète » reçoit le prix Louis-Delluc
Le prix Louis-Delluc 2009, surnommé le Goncourt du cinéma, qui récompense le meilleur film français sorti pendant l’année, a été décerné, vendredi 11 décembre, à Paris au film Un prophète de Jacques Audiard, déjà Grand prix au Festival de Cannes et candidat de la France aux Oscars, a annoncé Gilles Jacob, le président du jury.

« Je vous remercie tous, c’est très agréable, je suis très touché »,
a lancé le cinéaste en recevant son prix, avant de rendre hommage à la critique de cinéma.
« Je pense aux Tailleur, aux Daney, je pense à Truffaut… »,
a-t-il lancé.
Un prophète suit un garçon de 19 ans, Malik El Djebena (Tahar Rahim), sur lequel se referment pour six ans les portes de la prison. Orphelin, illettré, sans amis ni famille, il est une page vierge sur laquelle vont venir s’inscrire les codes brutaux de l’univers carcéral.
Entre le clan des Corses et celui des Arabes, Malik choisit le premier en dépit de ses origines et se retrouve sous la coupe de César (Niels Arestrup, impressionnant lui aussi) qui lui offre sa protection contre des « missions » criminelles. S’adaptant remarquablement vite, il devient un vrai malfrat.
Le palmarès du 62e Festival de Cannes
PALME D’OR – «Le ruban blanc» de Michael Haneke.
L’Autrichien avait reçu le prix de la mise en scène pour «Caché» en 2005 et le Grand Prix en 2001 pour «la Pianiste» qui avait valu à son interprète principale, Isabelle Huppert, le prix de l’Interprétation féminine.Un peu plus tôt dans la journée, le réalisateur avait déjà été primé, décrochant le Prix de l’Education nationale 2009 et le prix de la critique. «Parfois ma femme me pose une question très féminine: es-tu heureux?», confie le cinéaste, cinq fois sélectionné sur la Croisette . Avant de poursuivre: «C’est difficile d’y répondre, mais là, j’en suis sûr, c’est un moment où je suis très heureux».
GRAND PRIX – «Le prophète» de Jacques Audiard
Un des favoris de la compétition. «Je me sens en position d’imposture. Comme le disait Robert Redford dans «Out of Africa», je vais croire à tout ce que vous allez dire».
PRIX EXCEPTIONNEL DU FESTIVAL DE CANNES – Alain Resnais
Isabelle Huppert rend hommage à la filmographie du réalisateur d’ «Hiroshima mon amour» et «Nuit et Brouillard». Le Français était en compétition avec «Les Herbes Folles». Alain Resnais, qui avait reçu le grand prix du jury en 1980 pour «Mon Oncle d’Amérique», reçoit une longue standing ovation.
«N’étant plus acteur depuis longtemps, je peux marquer sans feinte ma surprise et mon émotion et ma gratitude de me voir décerner un prix inattendu et d’une catégorie surprenante». Ma carrière remonte à beaucoup d’heures, un film ne se fait pas tout seul. Puisqu’à Cannes tout les caprices sont permis, je vais demander à tous les membres des «Herbes Folles» à se lever».
PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE – Christoph Waltz pour sa performance dans «Inglorious Basterd».
«Je dois ce prix à mon personnage, le colonel Landa et son créateur Quentin Tarantino», s’émeut l’acteur autrichien, révélation de la fresque historique du réalisateur de «Pulp Fiction» dans laquelle il interprète un impitoyable «chasseur de juifs».
PRIX D’INTERPRETATION FEMININE – Charlotte Gainsbourg pour le controversé «Antichrist» de Lars Von Trier.
«Je suis très honorée d’avoir gagné et je remercie Cannes d’avoir eu l’audace de sélectionner un film comme Antichrist. Lars m’a permis de vivre une expérience [d'actrice] la plus intense et douloureuse [que j’ai connue. J’espère que mon père aurait été fier de moi et choqué». L’actrice, qui bat l’étonnante Katie Jarvis révélée par «Fish Tank», remercie aussi ses enfants et son compagnon.
PRIX DE LA MISE EN SCENE- «Kinatay» du Philippin Brillante Mendoza
qui le reçoit des mains de Terry Gilliams.
PRIX DU SCENARIO – «Nuit d’ivresse printanière» du Chinois Lou Ye.
PRIX DU JURY – ex-aequo «Fish Tank» d’Andrea Anorld et «Thirst : ceci est mon sang» de Park Chan Wook
Ex-aequo «Fish Tank» d’Andrea Anorld, honoré de la même récompense il y a trois ans pour «Red Road», et «Thirst : ceci est mon sang» de Park Chan Wook, lui aussi déjà récompensé du même prix, cinq ans auparavant avec «Old Boy».
PRIX DE LA CAMERA D’OR- «Samson and Delilah» de l’Australien Warwick Thornton, une histoire d’amour aborigène.
Mention spéciale à «Ajami» des réalisateurs Copti et Shani.
Isabelle Adjani salue le courage des réalisateurs venus défendre à Cannes leur premier film. Le jury présidé par Roschdy Zem a eu du mal à se décider et décerne également une mention spéciale à «Ajami» des réalisateurs Copti et Shani.
PRIX DU COURT METRAGE – «Arena»
réalisé par le jeune portugais João Salaviza, 25 ans.
Mention spéciale à «The Six Dollar Fifty Man» de Mark Albiston et Louis Sutherland (Nouvelle-Zélande)
Festival de Cannes: 20 films en compétition pour une Palme d’or

« Un Festival qui n’ignore pas que le monde est en crise », a déclaré Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes. Avec le président Gilles Jacob, il présentait, jeudi 23 avril, les 52 longs métrages, dont 20 en compétition, de la sélection officielle de cette 62e édition, organisée du 13 au 24 mai.
Les 20 films en compétition pour une Palme d’or
Les Etreintes brisées, de Pedro Almodovar (Espagne).
Fish Tank, d’Andrea Arnold (Royaume-Uni).
Un prophète, de Jacques Audiard (France).
Vincere, de Marco Bellocchio (Italie).
Bright Star, de Jane Campion (Royaume-Uni, Australie).
Map of the Sounds of Tokyo, d’Isabel Coixet (Espagne).
A l’origine, de Xavier Giannoli (France).
Das Weisse Band, de Michael Haneke (Autriche, France).
Taking Woodstock, d’Ang Lee (Etats-Unis).
Looking for Eric, de Ken Loach (France, Royaume-Uni).
Nuit d’ivresse printanière, de Lou Ye (Chine).
Kinatay, de Brillante Mendoza (Philippines, France).
Thirst, ceci est mon sang, de Park Chan-wook (Corée).
Les Herbes folles, d’Alain Resnais (France).
The Time That Remains, d’Elia Suleiman (France, Belgique, Italie, tourné en Israël et en Cisjordanie).
Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino (Etats-Unis).
Vengeance, de Johnnie To (Chine, Hongkong).
Visage, de Tsaï Ming-Liang (Taïwan).
Antichrist, de Lars von Trier (Danemark).
